« Monnaie » : différence entre les versions
m →Monnaie en baisse : mise en page |
m →Flux en MNat : syntaxe |
||
| Ligne 32 : | Ligne 32 : | ||
Par Flux il est entendu qu'il peut s'agir d'une dépense ou d'une recette. | Par Flux il est entendu qu'il peut s'agir d'une dépense ou d'une recette. | ||
Un flux “calculé en MNat” est un flux | Un flux “calculé en MNat” est un flux dont la valeur dans le budget ne varie pas en fonction du taux de la monnaie. Par exemple, les recettes de l’économie nationale sont en MNat : si une économie est de 2 000, le pays touchera 22 000 MNat au passage de tour, que la monnaie soit à 50%, 100%, ou 120%. | ||
La quantité de MNat gagnée est fixe, mais c’est donc la valeur en monnaie globale de cet argent qui change : pour acheter acheter des biens sur le marché, les 22 000 MNat valent 11 000 M€ avec une monnaie à 50% (22 000 x 0,5), mais 26 400 M€ si la monnaie est à 120% (22 000 x 1,2). | La quantité de MNat gagnée est fixe, mais c’est donc la valeur en monnaie globale de cet argent qui change : pour acheter acheter des biens sur le marché, les 22 000 MNat valent 11 000 M€ avec une monnaie à 50% (22 000 x 0,5), mais 26 400 M€ si la monnaie est à 120% (22 000 x 1,2). | ||
Avoir une monnaie forte (supérieure à 100%) est donc un avantage si | Avoir une monnaie forte (supérieure à 100%) est donc un avantage si la stratégie de gestion implique de maximiser les revenus en MNat, et maximiser les dépenses en M€. | ||
Version du 7 juin 2026 à 18:56
La monnaie est une fonctionnalité qui permet de quitter la monnaie unique globale (€) pour créer sa propre monnaie. Il peut s’agir de simplement d’une monnaie dite RP, ou d’une monnaie qui varie, induisant des contraintes et avantages en gestion. La monnaie RP est dite indexée, sa valeur reste fixe et ne change aucun prix dans le jeu. La monnaie variable induit un recalcul de son taux par le système à chaque passage de tour. Un taux différent de 100% induit des modifications de certains prix et revenus.
On peut modifier sa monnaie ou agir sur son cours via l’onglet Politique Intérieure > Monnaie si elle est désindexée. Faire varier manuellement sa monnaie à la baisse coûte de la stabilité Politique, la faire varier manuellement à la hausse puise dans le Budget disponible.
Personnaliser sa monnaie
Que l’on adopte une monnaie RP ou une monnaie qui varie, il faut commencer par personnaliser sa monnaie : lui donner un nom et un symbole.
Exemples : Yuan (¥), Yen (¥), Dollar ($), Franc (symbole ou indicatif à inventer, on peut reprendre le “FRF”). Ou d’autres exemples tirés de ce que l’on veut : Bitcoin (BTC), Ballon d’or Portugais (BOP), Roupie Millénaire (RM)...
La personnalisation de sa monnaie est l’intérêt de la monnaie RP (indexée) : on prend l’habillage RP sans les contraintes de gestion. A noter que les gains et dépenses deviennent pour l’essentiel libellés dans la monnaie nationale une fois celle-ci personnalisée.
Principe de la monnaie désindexée
L’intérêt de la monnaie désindexée est de s’écarter de la valeur de référence (100% de l’€) pour obtenir des avantages, car cela change le prix de certains postes de dépense et certains revenus. L’idée est globalement d’augmenter ses revenus ou diminuer ses dépenses pour avoir un développement plus rapide ou une plus grande puissance financière à un moment donné, au prix de contraintes sur la gestion.
Une monnaie sous l’euro (dite “faible”) signifie que les dépenses en euro seront plus chères (importation par exemple), et que les revenus en euros apporteront plus de cash. Inversement pour la monnaie supérieure à l’euro, dite “forte”.
Conseil : Outre le frisson de voir se produire des variations, une monnaie désindexée est donc un moyen d’optimiser sa gestion si elle est au service d’une stratégie et que l’on a une bonne compréhension de ses implications et du fonctionnement du jeu en général. Faire une monnaie désindexée si l’on est sur sa première partie ou pas serein sur la gestion est plutôt déconseillé. La question de faire ou non une monnaie peut également être abordée en ticket pour prendre des conseils selon son pays.
Impact d’une monnaie différente de l’euro
M€, MNat et calculs de base
Il est d’usage de dire qu’une dépense ou une recette sera soit en M€, soit en MNat (Nat, pour Nationale, représentant l’idée d’une monnaie nationale désindexée). Cet usage sera observé dans la suite de cet article.
Flux en MNat
Par Flux il est entendu qu'il peut s'agir d'une dépense ou d'une recette.
Un flux “calculé en MNat” est un flux dont la valeur dans le budget ne varie pas en fonction du taux de la monnaie. Par exemple, les recettes de l’économie nationale sont en MNat : si une économie est de 2 000, le pays touchera 22 000 MNat au passage de tour, que la monnaie soit à 50%, 100%, ou 120%. La quantité de MNat gagnée est fixe, mais c’est donc la valeur en monnaie globale de cet argent qui change : pour acheter acheter des biens sur le marché, les 22 000 MNat valent 11 000 M€ avec une monnaie à 50% (22 000 x 0,5), mais 26 400 M€ si la monnaie est à 120% (22 000 x 1,2).
Avoir une monnaie forte (supérieure à 100%) est donc un avantage si la stratégie de gestion implique de maximiser les revenus en MNat, et maximiser les dépenses en M€.
Les flux calculés en MNat sont les suivants :
Revenus en MNat :
- économie nationale ;
- approvisionnement de l’économie ;
- impôt sur la population.
Dépenses MNat :
- construction de bâtiments ;
- programme nationaux ;
- recrutement et entretien d’espions ;
- financement du contre-espionnage ;
- coûts de production de ressources ;
- entretien des bâtiments ;
- recrutement et entretien d'unités terrestres.
Flux en M€
Un flux en M€ est un flux qui a une valeur en Euros constante quelque soit la valeur de la monnaie. Si la monnaie a une valeur différente de 100%, il est donc converti avant d’entrer dans le budget.
Un pays qui exporte 75 unités de pétrole pour un gain de 5 000 M€ et achète pour 1 000 M€ de denrées sur le marché obtient une balance commerciale de 4 000 M€. Cela lui rapporte 8 000 MNat avec une monnaie à 50%, 3 333 MNat avec une monnaie à 120%.
Les flux calculés en M€ sont les suivants :
Revenus en M€ :
- exportations de ressources ;
- revenus des accords de type économiques (culturels et libre-échange) ;
- dividendes des sociétés ;
- revenus des banques possédées ;
- remboursements et intérêts perçus d’obligations détenues.
Dépenses en M€ :
- importations de ressources ;
- signatures d’accords ;
- signatures de traités internationaux ;
- recherche ou achat de technologie militaire ;
- mise au point, construction et achat à l’étranger de matériel stratégique ;
- entretien des unités stratégiques ;
- financement d’une société ou d’une banque ;
- remboursement d’un emprunt ou d’une obligation.
Recettes et dépenses hybrides
Certains points échappent à la division stricte entre M€ et MNat :
- Le revenu associé au Tourisme est un revenu hybride : il est calculé à 50% en M€ et 50% en MNat. Pour une valeur référence à 100 MNat quand la monnaie vaut 100% de l’€, le Tourisme rapporte donc 75 MNat à 200% de l’€ ou 150 MNat à 50% de l’€. Le caractère hybride du Tourisme a peu d’effets dans la mesure où c’est un revenu qui reste assez faible.
- La “Variation budgétaire liée aux variations monétaires [raisonnablement prévisibles]” est une ligne du budget qui est spécifique aux monnaies désindexées. Elle représente l’effet des variations du taux de la monnaie pendant le tour. La monnaie est recalculée en début de passage de tour, et le nouveau taux impacte donc tous les montants calculés en M€. Cette ligne n’est pas un revenu ou une dépense à proprement parler, mais sert à ajuster la prévision des mouvements qui auront lieu pendant le passage de tour.
- L' “Amortissement de l’effet des variations monétaires” est une ligne de budget spécifique aux monnaies désindexées. Elle est une grandeur conçue pour limiter l’exploitation des variations monétaires importantes. Il peut s’agir d’une recette comme d’une dépense. Elle est calculée sur les dépenses engagées pendant le tour et repose en partie sur la prévision de variation monétaire (elle est donc recalculée au passage de tour en fonction de la vraie variation). Elle n’est pas utile à prendre en compte dans le cadre d’une stratégie monétaire classique, seulement un paramètre présent qui fait varier le budget surtout quand les entrées/sorties en M€ sont importantes pour une monnaie désindexée qui bouge beaucoup.
On peut considérer de manière approximative que si la ligne d'Amortissement est négative, la gestion du pays est cohérente avec la variation monétaire (le pays est géré de manière “opti” sur l’aspect monétaire) et que si elle est positive alors le pays a une politique allant dans le sens opposé à sa variation monétaire (EDIT : faire un renvoi vers “Stratégies monétaires” > Stratégie de hausse ou de baisse).
Exemple de budget
Cas d’un pays fictif avec une économie de 2 000 points, majoritairement exportateur (donc avantageant la monnaie faible/inférieure à l’euro) pour différents taux monétaires.
- Tableau 1 - Budget prévisionnel fictif
| Taux monétaire | 50% | 90% | 100% | 110% | 150% | 200% |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Impôts | 7 000 | 7 000 | 7 000 | 7 000 | 7 000 | 7 000 |
| Tourisme | 750 | 528 | 500 | 477 | 417 | 375 |
| Economie nationale | 22 000 | 22 000 | 22 000 | 22 000 | 22 000 | 22 000 |
| Accords économiques | 6 000 | 3 333 | 3 000 | 2 727 | 2 000 | 1 500 |
| Recettes totales | 35 750 | 32 861 | 32 500 | 32 205 | 31 417 | 30 875 |
| Maintenance des infrastructures | -4 000 | -4 000 | -4 000 | -4 000 | -4 000 | -4 000 |
| Coûts de productions | -1 000 | -1 000 | -1 000 | -1 000 | -1 000 | -1 000 |
| Frais de stockage | -200 | -200 | -200 | -200 | -200 | -200 |
| Entretien des unités d'assaut | -2 500 | -2 500 | -2 500 | -2 500 | -2 500 | -2 500 |
| Entretien des unités stratégiques | -2 000 | -1 111 | -1 000 | -909 | -667 | -500 |
| Entretien des espions | -800 | -800 | -800 | -800 | -800 | -800 |
| Intérêts obligataires | -400 | -222 | -200 | -182 | -133 | -100 |
| Remboursement des obligations | -2 000 | -1 111 | -1 000 | -909 | -667 | -500 |
| Contribution aux Nations-Unies | -220 | -220 | -220 | -220 | -220 | -220 |
| Dépenses totales | -13 120 | -11 164 | -10 920 | -10 720 | -10 187 | -9 820 |
| Balance (en MNat) | 22 630 | 21 697 | 21 580 | 21 485 | 21 230 | 21 055 |
| Balance (en M€) | 11 315 | 19 527 | 21 580 | 23 633 | 31 845 | 42 110 |
- Tableau 2 - Budget du tour de jeu suivant
| Taux monétaire | 50% | 90% | 100% | 110% | 150% | 200% |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Solde début de tour | 22 630 | 21 697 | 21 580 | 21 485 | 21 230 | 21 055 |
| Emprunt 40% du PIB | 8 800 | 8 800 | 8 800 | 8 800 | 8 800 | 8 800 |
| Balance commerciale 12 000 M€ | 24 000 | 13 333 | 12 000 | 10 909 | 8 000 | 6 000 |
| Solde disponible | 55 430 | 43 830 | 42 380 | 41 194 | 38 030 | 35 855 |
| Recrutements unités d'assaut | -1 500 | -1 500 | -1 500 | -1 500 | -1 500 | -1 500 |
| Recrutement espion | -1 000 | -1 000 | -1 000 | -1 000 | -1 000 | -1 000 |
| Recherches | -2 000 | -1 111 | -1 000 | -909 | -667 | -500 |
| Programmes nationaux (15 000 MNat) | -15 000 | -15 000 | -15 000 | -15 000 | -15 000 | -15 000 |
| Bâtiments | -15 000 | -15 000 | -15 000 | -15 000 | -15 000 | -15 000 |
| Accords bilatéraux (3 000 M€) | -6 000 | -3 333 | -3 000 | -2 727 | -2 000 | -1 500 |
| Virement 1 000 M€ | -2 000 | -1 111 | -1 000 | -909 | -667 | -500 |
| Sommes dépenses | -42 500 | -38 056 | -37 500 | -37 045 | -35 833 | -35 000 |
| Solde en fin de tour (MNat) | 12 930 | 5 774 | 4 880 | 4 148 | 2 197 | 855 |
Variations monétaires
Cette section expose la variation des monnaies désindexées au passage de tour. Par définition, les monnaies indexées ne varient pas (ni de manière automatique au passage de tour, ni de manière manuelle pendant le tour de jeu).
La variation de la monnaie se fait à chaque passage de tour (note technique: au début du passage de tour). Elle prend en compte des paramètres relatifs à chaque pays ayant une monnaie désindexée, qui sont comparés avec la variation mondiale. Les paramètres influençant sont : la croissance de l’indice économique, la croissance de l’indice politique, la balance des paiements, et la variation de la diplomatie globale du pays. Des paramètres plus complexes, comme le niveau actuel de la monnaie, et le niveau moyen des monnaies désindexées sont aussi pris en compte. Les paramètres ayant le plus de poids sont de loin l’effet du score économique et la balance des paiements.
Croissance des indices
Cette variation traduit l’idée qu’un pays stable et dont l’économie est plus prospère que les autres voit sa monnaie monter. Pour cela un calcul (en pourcentage) de la variation du score économique et du score politique du tour est faite pour chaque pays. Cette variation est comparée à la moyenne mondiale : une croissance supérieure à la tendance mondiale pousse la monnaie à la hausse si elle est désindexée, une croissance inférieure pousse à la baisse.
Balance des paiements
De façon comparable aux principes de l’offre et la demande, une balance des paiements positive (excédentaire) pousse la monnaie à la hausse, une balance négative (déficitaire) pousse à la baisse. La balance des paiements est un concept plus large que celui de la balance commerciale, qui regarde la différence entre les achats et ventes de marchandises avec le reste du monde. La balance des paiements tient aussi compte des achats/ventes de technologies militaires, d’armes stratégiques, et les virements entre les pays. Un pays qui tire globalement des entrées d’argent de ses échanges à l’étranger crée une dynamique de hausse monétaire, un pays qui globalement dépense vers l’étranger crée une dynamique de baisse.
Paramètres d’atténuation et d’ajustement
Un paramètre affectant les monnaies désindexées est la Variation globale des monnaies. Il s’agit d’un paramètre qui tend lentement à tirer la moyenne des monnaies désindexées vers le taux de 100%. Si la moyenne des monnaies (pondérée par le poids de l’économie de chaque pays) est supérieure à 100%, alors toutes les monnaies désindexées seront toutes doucement poussées à la baisse. De même qu’elles seront toutes poussées à la hausse si leur moyenne est inférieure à 100%. Cela ne signifie pas que les monnaies faibles remontent et les monnaies fortes montent : c'est un mouvement cohérent appliqué à toutes les monnaies, toutes vont légèrement baisser, ou légèrement monter.
Un des paramètres lié à la variation propre de chaque monnaie est la taille de l'économie associée : les pays avec une grosse économie sont susceptibles de voir des variations plus violentes de leur monnaie nationale que les petites économies. Pour le joueur d'un pays ayant peu de territoires, viser d'atteindre ou se comparer durablement avec des états comme les P5 est souvent peu parlant et source de frustration.
Interprétation des variations monétaires
Créer une monnaie revient à faire un pari incertain sur le futur : se dire que les choses devraient bouger dans une certaine direction et penser que l’on pourra en tirer profit, ou se jeter à l’eau sans savoir où le courant pourra porter, par souhait d’aventure. Il est important de garder à l’esprit que l’économie du jeu dans sa globalité met en interaction de nombreuses personnes mais aussi les actions automatiques des Pays Non Joueurs, qui construisent (induisant des augmentation d’économie), achètent et vendent. Par ailleurs, tous les pays ne sont pas égaux, là où les grands pays disposent de ressorts évidents pour monter une monnaie forte (de nombreux territoires pour faire de la croissance dans la durée), mettre en place et exploiter une stratégie monétaire sur un petit pays ne sera pas forcément évident. Le jeu monétaire a une dynamique de “course” où notamment les pays à monnaie forte se font concurrence pour être le plus haut possible. Ce n’est pas un jeu égalitaire, tous les pays n’ont pas les mêmes armes ni les mêmes contraintes. De même que par exemple certains régimes politiques sont plus ou moins axés sur l’économie. Ainsi il est important de ne pas voir les variations monétaires comme un baromètre d’une “bonne gestion”, surtout en début de partie où des mouvements violents peuvent se passer un peu partout. Des conseils pour déterminer une stratégie monétaire sont donnés dans la section suivante. Il sera toujours préférable de voir une stratégie monétaire comme un moyen de faciliter un objectif de gestion, pas d'être un fin en soi.
Stratégies monétaires
On peut intuitivement accrocher l’idée de monnaie en croissance à celle de monnaie forte, et de monnaie en baisse à celle de monnaie faible. En vérité une monnaie peut rester forte et baisser, ou l’inverse. Cette section reprend donc séparément ces deux états et ces deux dynamiques, pour tenter d’expliciter leurs conséquences et la façon d’en tirer parti.
Monnaie faible
Monnaie forte
La situation de monnaie forte est visiblement la plus valorisante : on a l’impression d’être plus riche et d’avoir une “meilleure” gestion.
Monnaie en baisse
Principe général
Le gameplay de la monnaie en baisse est à différencier de la monnaie faible, bien qu’ils soient compatibles et souvent pratiqués ensemble. Ce paragraphe traite de comment exploiter une monnaie en baisse ou de comment la faire baisser, alors qu’une stratégie de monnaie faible peut reposer sur la stabilité. À noter qu’une stratégie de Monnaie faible pourra utiliser plusieurs leviers qui la feront remonter, alors qu’une stratégie de Monnaie en baisse utilise des leviers qui peuvent entretenir la baisse.
La stratégie de Monnaie en baisse est parfois contre-intuitive et peut être difficile ou contre-productive à mettre en place sur une courte période. Si l’on s’attend à subir une baisse monétaire transitoire, il peut être préférable de ne pas s’engager dans une pareille stratégie et chercher à la place à contrer la baisse. Une stratégie planifiée et durable de monnaie en baisse sera généralement déconseillée aux nouveaux joueurs ou personnes peu habituées au jeu.
Profiter de la baisse
La baisse monétaire implique qu’au fil du temps, l’argent détenu dans le pays et les revenus associés à l’économie nationale (ainsi que les besoins de l’économie, impôts, tout ce qui est en MNat) vont diminuer en valeur. En tendance l’économie augmente peut-être un peu mais le pouvoir d’achat en M€ baisse ou stagne.
Cela implique :
- que toutes les dépenses en M€ seront plus coûteuses et fur et à mesure ;
- réciproquement que tous les revenus en M€ augmenteront ;
- qu’en terme de pouvoir d’achat relatif les revenus intérieurs vont baisser ;
- que toujours en termes de pouvoir d’achat relatifs, les dépenses intérieures seront progressivement moins coûteuses plus tard.
Profiter de la baisse revient donc à maximiser ses revenus en M€, diminuer ses dépenses en M€ et éviter de conserver du *cash* d’un tour sur l’autre, car il perd de la valeur au fil du temps. Ainsi il est préférable de nouer des Accords bilatéraux dans le domaine économique (Accord culturel, Accord économique) qui assureront des revenus en M€, d’autant que leur prix semblera monter au fil du temps.
De même les emprunts bancaires ou obligataires sembleront peser de plus en plus lourd dans le budget. Avec une baisse constante de 2% par session, un emprunt à 6% coûtera autour de 8% d’intérêt par session, car les intérêts et les remboursements restent libellés en M€, la baisse monétaire s’ajoute au taux d’intérêt. À l’inverse, prêter de l’argent rapporte plus, car au moment du remboursement le taux aura bougé de façon à rendre la conversion plus favorable. Dans le cadre d’une monnaie en baisse, on préfèrera donc rembourser ses dettes rapidement, et se positionner en tant que préteur dans le système financier.
- Tableau 3 : Poids ressenti (en MNat) d'une dette obligataire et d'un emprunt à rembourser
| Emprunt : 22 000 M€, 5 tours, 6% | Tour 1 | PdT 1 → 2 | PdT 2 → 3 | PdT 3 → 4 | PdT 4 → 5 | PdT 5 → 6 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Flux (M€) | + 22 000 | -5 720 | -5 456 | -5 192 | -4 928 | -4 664 |
| Intérêt (M€) | / | -1 320 | -1 056 | -792 | -528 | -264 |
| Restant dû (M€) | + 22 000 | 17 600 | 13 200 | 8 800 | 4 400 | 0 |
| Taux | 100% | 98% | 96% | 94% | 92% | 90% |
| Flux (MNat) | + 22 000 | -5 837 | -5 683 | -5 523 | -5 357 | -5 182 |
| Intérêt (MNat) | -1 347 | -1 100 | -843 | -574 | -293 | |
| Remboursement (MNat) | -4 490 | -4 583 | -4 681 | -4 783 | -4 889 |
Analyse : Il s'agit d'un cas particulier, mais il est visible que (sans prendre des valeurs extrèmes) le paiement (en MNat) est de plus en plus important chaque tour. Alors qu'en M€ les annuités sont en baisse (dû au fait que l'on rembourse un montant fixe auquel s'ajoutent des intérêts décroissants). Cela ne veut pas dire qu'en monnaie en baisse la perte est massive sur les emprunts, seulement qu'il est préférable de ne pas combiné un intérêt massif (quelque soit le taux) avec une monnaie qui baisse.
Un investissement dans les sociétés est tout aussi pertinent puisqu’il fonctionne, du point de vue du levier monétaire, comme une obligation fixée à 6,67%. A noter qu’une stratégie de baisse monétaire en tant que première partie d’une Stratégie de rebond préfèrera investir dans une banque ou dans des obligations, pour lesquelles le capital est récupérable, contrairement aux sociétés.
- Tableau 4 : Variation de la capitalisation dans une société nationale (non surcapitalisée), investissement initial 10 000 M€, diviendes réinvestis en totalité
| - | Tour X | Tour X+1 | Tour X+2 | Tour X+3 | Tour X+4 | Tour X+5 | Tour X+6 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Capital (M€) | 10 000 | 10 667 | 11 378 | 12 137 | 12 947 | 13 811 | 14 732 |
| Revenu (M€) | 667 | 711 | 759 | 810 | 864 | 921 | 983 |
| Taux Pays 1 | 100% | 100% | 100% | 100% | 100% | 100% | 100% |
| Valeur capital (M€ = MNat) | 10 000 | 10 667 | 11 378 | 12 137 | 12 947 | 13 811 | 14 732 |
| Rentabilité du capital | - | 6,67% | 6,67% | 6,67% | 6,67% | 6,67% | 6,67% |
| Taux Pays 2 (hausse) | 100% | 103% | 106% | 109% | 112% | 115% | 118% |
| Valeur capital (MNat) | 10 000 | 10 356 | 10 734 | 11 135 | 11 560 | 12 009 | 12 485 |
| Rentabilité du capital | - | 3,56% | 3,65% | 3,73% | 3,81% | 3,89% | 3,96% |
| Taux Pays 3 (baisse) | 100% | 98% | 96% | 94% | 92% | 90% | 88% |
| Valeur capital (MNat) | 10 000 | 10 885 | 11 853 | 12 912 | 14 073 | 15 345 | 16 741 |
| Rentabilité du capital | - | 8,85% | 8,89% | 8,94% | 8,99% | 9,04% | 9,09% |
Note : Il est précisé la chose suivante, pour les lecteurs gestionnaires avertis et pointilleux, qui n'auront pas manqué de remarquer que le cas de regarder la capitalisation "brute" d'une société en MNat n'est pas très pertinent. L'exemple a été choisi pour éviter pour éviter d'avoir à simuler un portefeuille obigataire (bancaire ou non), qui implique en toute rigueur de supposer la durée des obligations pour calculer l'Amortissement des variations monétaires applicable aux réinvestissements et de prendre en compte le reliquat non-investi. L'objectif est de regarder l'évolution de valeur en tendance d'une poche de valeur supposée parfaite, sans les diverses frictions existantes.
Accentuer/Entretenir la baisse
Monnaie en hausse
Variation manuelle du taux monétaire
Stratégie de rebond
La Stratégie de rebond est une stratégie monétaire avancée, déployée préférentiellement avec un assez grand pays disposant de ressources naturelles, qui implique d’engager une stratégie de baisse/monnaie faible, puis pivoter violemment sur une stratégie de hausse/monnaie forte à un moment charnière prévu à l’avance.
Phase 1 : Baisse
La première phase implique de commencer par une période de baisse monétaire et/ou de monnaie plutôt faible, de stagnation économique tout en essayant de conserver un score scientifique correct et en accumulant une très grande quantité de ‘’cash’’. Cette stratégie est d’autant plus facile sur les géants agricoles des tropiques, les pays pétroliers ou les géants miniers, qui peuvent utiliser leurs ressources naturelles pour construire une économie d’export sans trop augmenter leur économie nationale. Les excédents financiers générés sont placés dans des banques ou des obligations de long terme, idéalement à fort rendement. A noter que cette phase peut-être menée en restant à la monnaie commune (M€) sans désindexer. Cela permet un peu développement économique sans voir sa monnaie monter, mais sans profiter de la différence de taux entre les prêts accordés/obligations et les taux d’intérêt (voir la section monnaie en baisse). Le lancement de partie est tout indiqué pour débuter une stratégie de rebond : la croissance mondiale très forte des scores d’économie et de politique de début de jeu rend très facile la mise en place d’une baisse monétaire en optant pour une simple stagnation du pays. Également c’est à ce moment que les besoins de cas dans l’économie sont les plus forts. Les taux des obligations peuvent atteindre des sommets, typiquement chez les puissances visant une importante dette et une stratégie de hausse/monnaie forte, ce qui rend la position de prêteur confortable.
Pivot
Le pivot est un trimestre où l’on vise de récupérer et dépenser tout le cash accumulé. Pour un pays ayant placé son cash en obligations et en banque, cela suppose que les dettes accordées et obligations achetées se soient éteintes au moment du passage de tour précédent, ou que les dernières dettes bancaires soient remboursées de manière anticipée par les emprunteurs avant la dissolution de la banque. Il est possible de faire en outre appel à la dette bancaire ou obligataire pour lever davantage d'argent, en sachant que cette dette sera diluée par la hausse monétaire. On cherchera aussi à déstocker les éventuelles ressources en stock, pour aider à initier la remontée monétaire et récupérer du cash.
Le fort budget disponible à cet instant est alors investi massivement dans des constructions à travers tout le pays afin d’en augmenter au maximum le Score économique. Cela suppose a priori d’avoir planifié quels seront les bâtiments visés, lesquels sont débloqués au cours de la manœuvre puis construits à leur tour, et lesquels sont laissés de côté car trop peu pourvoyeurs de scores ou trop peu rentables. Il est d’autant plus aisé de pivoter fortement que l’on dispose d’un grand pays, qui peut aligner les bâtiments les plus impactant de multiples fois.
Note : Un fort développement implique une consommation énergétique augmentée. Si l’approvisionnement énergétique ne suit pas les besoins, le trimestre suivant peut se révéler difficile.
Phase 2 : Hausse
La seconde phase est une gestion assez classique de monnaie en hausse. Le pays abandonne les contraintes qu’il s’était fixées en lien avec la monnaie faible/en baisse. L’objectif devient de maximiser les revenus associés à l’économie nationale, la satisfaction des besoins de l’économie et les impôts, avec un développement économique et industriel. De même, le pays passe de prêteur à emprunteur sur le marché financier pour combler son retard de développement.
Position de l’administration et aspect RP
Bien qu’elle puisse être vue comme trop opti, pas réaliste ou trop contre-intuitive à mettre en œuvre, la Stratégie monétaire de rebond ou ses déclinaisons ne sont pas interdites tant qu’elles ne se montrent pas toxiques pour le jeu. L’Amortissement de l’effet des variations monétaires est en grande partie conçu comme une solution technique pour atténuer l’intérêt des Stratégies de (re)bond, comme en témoigne le dernier exemple en cassant en partie le trimestre Pivot. Il sert aussi à diminuer l’écart entre les gestionnaires avancés et débutants sur les aspects comme la dévaluation monétaire en début/fin de tour.
Dans l’ensemble la monnaie désindexée est vue comme une fonctionnalité aux prémisses simples, engendrant des conséquences complexes. Il est assumé qu’elle serve de mécanique de référence pour que les gestionnaires s’y cassent la tête pour se faire la course entre eux. L’objectif de l’administration reste néanmoins que ces mécaniques restent appuyées sur du réalisme et ne déstabilisent pas trop les rapports de force avec les autres joueurs.